L’OrangeraieGrenoble (38)

Prix grand public de l’architecture 2004

Maitre d’ouvrage :
SCI L’Orangeraie

Lauréat concours : 2001
Livraison : 2006
29 logements en accession
garages plantés
2000 m² de bureaux et commerces

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Mission : Base+exe
SHON bureaux + commerces : 2000 m²
SHON logements + stationnements : 4000 m²
Coût : 4,2 M € HT

Bureaux d’étude :
BSI structure
Cotib fluides
Editec économie

Dynamique et délicat, l’immeuble de l’Orangeraie s’affirme avec justesse au cœur de son quartier. En retrait de la rue, situé sur le site de l’ancienne usine G de Merlin Gerin, l’objectif affirmé du projet était de réconcilier le logement avec son environnement urbain. Ainsi, le long du boulevard Jean Perrot, un espace public accueillant dialogue avec finesse entre une rue très circulée et les logements.

La façade sur rue peut donc se montrer généreusement, s’offrir aux passants et à la ville, étonnement paisible dans ce contexte pourtant très urbain. Le jardin permet un glissement progressif, comme une invitation à transgresser l’ordonnance calme qui l’entoure pour retrouver la tension de la ville à proximité. De larges balcons filants sur l’ensemble de la façade sont traités comme de véritables jardins d’hiver, grâce à une double peau de verre. La simplicité du traitement s’assortit d’une indéniable sophistication technique et plastique. La verrière, constituée de lames de verre orientables horizontalement, s’anime au gré des ouvertures des vantelles et se pare des variations chromatiques du ciel. Les lumières et l’intériorité colorée des appartements semblent se télescoper et se fondre, image vibrante et caressante qui glisse sur le verre et accompagne le passant.

Nous avons porté une attention forte à des détails précis et spécifiques qui agrémentent véritablement la vie dans l’immeuble : donner un maximum de lumière naturelle aux parties communes, concevoir des plans de sorte que les appartements soient traversants. Les séjours profitent ainsi de la vue sur les massifs environnants. De larges balcons filants côté Est, liés principalement aux séjours, permettent de jouir de la vue sur la chaîne de Belledonne et de profiter du calme du jardin intérieur, autour duquel le projet vient s’enrouler.

Un immeuble de bureaux, donnant sur la rue Moyrand, vient compléter cette opération. Fortement exprimés, les socles soudent l’ensemble et fixent le bâtiment sur la voie. La présence de commerces en rez-de-chaussée permet de tisser avec la ville un lien privilégié, en continuité avec la vie urbaine avoisinante.